LE STRESS, UN ENNEMI QUI VOUS VEUT DU BIEN

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Partout, tout le temps, on en parle. Le stress ! Sur internet, à la radio, dans les derniers livres sortis et surtout, avouons-le, on le ressent tous (ou presque…). Nombres de nos maux quotidiens lui sont attribué, à tort ou à raison. Mais concrètement comment fonctionne-t-il ? Comment s’installe-t-il et quelles en sont les conséquences ?

QU’EST CE QUE LE STRESS ?

Stress est à la base un mot anglais, dérivé lui même du mot d’ancien français « estrece » qui signifie étroitesse et oppression, lui même issu du latin « stingere » qui veut dire serrer, comprimer. Et effectivement, quand on est stressé, on a bien ce sentiment d’oppression, qu’il soit psychique ou parfois physique.

Même s’il est rarement bien perçu, le stress est une réaction physiologique naturelle nécessaire. Son but : nous permettre de réagir en cas de danger. C’est sa raison d’être. Mais cela fait bien longtemps qu’on l’a oublié. A tort d’ailleurs. Car si on savait mieux écouter ses premiers signaux, on éviterait beaucoup de désagréments.

MECANISME DU STRESS 

C’est le médecin Hans Selye qui en 1936 a décrit le mécanisme du stress dans sa théorie du « Syndrome Général d’Adaptation »

Phase 1 : la phase d’alarme

Un stimulus extérieur est recueilli par un ou plusieurs de nos 5 sens (un bruit, une odeur, etc…). Ce stimulus est alors transformé en signal électrique et envoyé aux cellules grises des aires préfrontales du cerveau, là où se crée la perception consciente. Ce signal va entre autre être analysé par le système lymbique et comparé aux souvenirs d’autres stimuli du même genre. Une réaction est alors enclenchée.

La dopamine est délivrée pour faciliter la transmission des influx nerveux et augmenter le niveau de vigilance. La noradrénaline est déversée dans le sang. Les voies respiratoires s’ouvrent, la respiration est plus rapide. Le rythme cardiaque s’accélère et les vaisseaux se dilatent pour augmenter l’afflux de sang dans les muscles. Le taux de glucose augmente pour donner de l’énergie. De la cortisone est libérée pour atténuer d’éventuelles douleurs. Le corps est ainsi prêt à réagir : le combat ou la fuite.

Cette première phase nous est nécessaire pour survivre, même si on n’habite pas dans la jungle au milieu d’animaux sauvages ! Elle nous permet de mobiliser toute notre énergie, notre attention et nos ressources pour réussir quelque chose : un entretien d’embauche, une compétition sportive, un spectacle, etc. Mais elle ne doit durer que quelques heures grand maximum afin de ne pas épuiser le corps.

Phase 2 : la phase de résistance

Lorsque le stimulus source de stress dure dans le temps (surcharge de travail, problèmes familiaux, temps de transports à rallonge…), le corps est obligé de trouver une réponse adaptée.

Dans le cerveau, l’hypophyse et l’hypothalamus envoient des hormones pour activer les glandes surrénales. Celles-ci libèrent alors du cortisol, hormone du stress par excellence. Le cortisol a de nombreux effets, qui peuvent devenir néfastes à plus ou moins long terme. Entre autres, il stimule la production de glucose pour apporter de l’énergie (alors qu’on n’a pas besoin de courir tout le temps) et freine le mécanisme de digestion en diminuant notamment l’absorption du calcium (favorisant à long terme l’apparition de l’ostéoporose chez l’adulte et freinant la croissance de l’enfant). Il augmente la pression artérielle. Il a une action anti-inflammatoire (or la douleur est là pour nous prévenir d’un problème), et immunosuppressive (ce qui fragilise donc le système immunitaire et nous rend plus sensible aux virus et bactéries). Le cortisol freine également la sécrétion de mélatonine, hormone du sommeil.

Phase 3 : la phase d’épuisement

Dans la phase précédente, le cortisol effectue par moment ce qu’on appelle un rétrocontrôle. Ainsi, il est capable de bloquer une nouvelle libération d’hormones stimulant les glandes surrénales, pour éviter que le mécanisme devienne un cycle sans fin et que la machine s’emballe.

Malheureusement, de plus en plus de gens sont soumis à des conditions de stress tellement longues que le corps n’arrive plus à faire face. Le système hormonal se dérègle, les premiers troubles physiques apparaissent (fatigue intense, épuisement des réserves, maladies à répétition, etc…)

QUELLES SONT LES CAUSES DU STRESS ? 

Afin de mieux comprendre et gérer son stress, il est important d’en déterminer la ou les causes. Ainsi, certaines pourront être évitées ou éliminées, ou on pourra au moins essayer d’améliorer la situation.

On retrouve des causes de stress dans tous les domaines de notre vie :

  • environnement : bruits urbains, pollution, climat et catastrophes naturelles, logement inapproprié à la taille de la famille, climat social et politique…

  • travail : surcharge, conflits avec des collègues, manque de reconnaissance, emploi que l’on aime pas, problèmes avec la hiérarchie, chômage…

  • famille : répartition inégale des tâches ménagères, mésentente, séparation, décès…

  • personnel : mauvaise image de soi, maladie, difficultés relationnelles, peur de l’avenir…

  • hygiène de vie : manque de sommeil, régime alimentaire déséquilibré, manque d’activité physique…

Le stress est donc là pour nous prévenir d’un danger, pour nous faire réagir à certaines situations. Le problème, c’est que nous ne savons plus l’écouter. Et c’est là qu’il devient notre ennemi. Dans le prochain article, on verra comment reconnaître le stress et y faire face. En attendant, restez zen et faites vous masser !

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